Les polices d’assurance, même chères, réservent parfois de très mauvaises surprises. Voici quelques conseils pour ne pas se laisser avoir…

L’achat d’une voiture de sport résulte souvent d’un achat coup de cœur, d’autant plus d’ailleurs que le prix des véhicules neufs ne cesse d’augmenter, à la différence de tous les indices boursier. On comprend dès lors que chaque propriétaire veille à assurer son véhicule au mieux des possibilités offertes par son assureur. C’est humain de croire en effet qu’en payant une prime d’assurance à prix d’or, il ne pourra rien arriver à votre véhicule. La théorie semble bien loin pourtant de la pratique. On constate en effet qu’en 2010, il y a eu une hausse de 76 % des dossiers de médiation d’assurance, dont la moitié concerne uniquement les litiges d’assurances automobiles ! C’est dire si le contentieux explose littéralement dans cette matière.

Le Constat d’accident aux versions contradictoires

Au hit parade des problèmes rencontrés par les assurés, on retrouve le constat d’accident aux versions contradictoires entre les protagonistes, l’opposabilité des mentions du contrat d’assurance à l’assuré (souvent une ligne de 10 mots écrits sur la tranche du contrat et lisibles à la loupe), les évaluations arbitraires des experts d’accidents sur la valeur d’un véhicule et enfin les refus d’indemnisation en cas en cas de fausse déclaration de l’assuré ou prétendue mauvaise foi. A noter d’ailleurs que les sociétés d’assurances excellent pour trouver après un sinistre important, des ‘preuves’ contractuelles de votre mauvaise foi et ce, dans l’unique but inavouable de faire trainer les indemnisations. Vous aurez vite compris que payer le prix fort pour une prime n’est pas un gage de sécurité.

Les conseils de Maître Dufour

Voici donc une liste non exhaustive de conseils à retenir pour éviter toutes déconvenues.

1/ En cas d’accident, veillez si possible à recueillir immédiatement les coordonnées d’un témoin de la scène et de les mentionner sur le constat signé par les deux parties.

2/ Toujours lire les conditions du contrat relatives au vol du véhicule et fuir  ceux qui prévoient la déchéance de garantie lorsqu’il n’est pas prouvé que le véhicule a été fracturé ou  lorsqu’il est volé au terme d’un abus de confiance (prêt lors d’un essai en vue de la vente par exemple).

3/ Faire figurer systématiquement sur le contrat, même de façon manuscrite, qu’un relevé d’information de l’assuré a été communiqué à l’assureur préalablement à la signature du contrat ainsi que la carte grise en cours du véhicule.

4/ Ne pas oublier enfin que la valeur d’un véhicule se détermine non pas suivant la côte aléatoire d’un magazine automobile, mais suivant les prix du marché de l’occasion. En cas de désaccord sur une proposition d’indemnisation, il suffit ainsi de rechercher les informations nécessaires sur les sites de vente pour obtenir gain de cause.

De manière générale, n’oubliez pas que le service juridique d’une société d’assurance travaille contre vous. N’hésitez pas dès lors à vous faire conseiller avant de signer votre police d’assurance,  surtout si vous envisagez l’acquisition d’un véhicule d’exception.

Par Maitre Sébastien Dufour