Les motocyclistes des Bouches-du-Rhône, de l’Ile de France, du Rhône et de la Gironde ont maintenant l’autorisation de se frayer un chemin entre les files de voitures embouteillées depuis le 1er février 2016.

En effet, la circulation inter-files est expérimentée dans ces départements et régions, mais limitée aux autoroutes et aux routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central et dotées d’au moins deux voies chacune, où la vitesse maximale autorisée est supérieure ou égale à 70 km/h.

 

Cette phase va durer pendant au moins 4 ans, elle permettra ainsi de contrôler si les motards respectent les conditions dans lesquelles cette pratique n’est pas considérée comme dangereuse. Le décret paru fin décembre définit le cadre de cette circulation inter-files.

D’une part, la vitesse est limitée pour les deux roues à 50 km/heure et d’autre part, les véhicules adoptant cette pratique ne sont pas autorisés à dépasser les véhicules qui circulent déjà entre les files de voitures.

Cette pratique qui existe depuis toujours en région parisienne est enfin officialisée…ce que demandait la FFMC depuis plusieurs années.

Son encadrement va enfin lever le flou juridique et accroître certainement la vigilance des automobilistes qui n’auront plus ce sentiment d’impunité en changeant de file sans précaution. Ensuite, l’encadrement de la circulation inter-files favorisera l’enseignement de la pratique, avec l’apprentissage des règles de sécurité. Par ailleurs, les assureurs seront obligés d’indemniser les motocyclistes impliqués dans des accidents de la circulation dans ce contexte spécifique. C’est une très bonne chose.

Les conducteurs de deux roues ne seront donc plus verbalisés par les forces de l’ordre, si tant est qu’ils respectent les conditions prévues dans le décret.

Il est regrettable toutefois que certains motards aient pu perdre des points par le passé et régler des amendes élevées pour des faits comme le non respect des distances de sécurité et le dépassement par la droite (135 euros et 3 points).

Des rapports d’évaluations annuels vont être rédigés par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement, sur la base de l’analyse de films. Les autorités envisagent de généraliser la pratique si le nombre d’accidents ne progresse pas.