La dématérialisation des procédures, que l’on rencontre notamment en matière de déclaration d’impôts, n’apporte pas nécessairement plus que leurs versions « papiers ». C’est le cas de l’e-constat que l’on avait annoncé comme révolutionnaire et qui devait compter des milliers d’usagers en France. Les premiers bilans s’établissent cependant après quatre mois de service et les résultats ne semblent pas convaincants.

 En effet, cette procédure n’a représenté que 0,2% sur l’ensemble des constats établis jusqu’à aujourd’hui, ce qui est largement inférieur au chiffre des Pays-Bas qui atteint 5%.

Le concept

L’e-constat a été mis au point afin de faciliter le travail des victimes et des responsables d’un accident. Selon le concept du projet, la lourdeur du traitement des constats « papiers » n’est plus nécessaire. Les opérations se font directement à partir d’un smartphone et d’une application spéciale. Cette méthode automatisée ne semble pourtant pas faire de nombreux partisans. En effet, les Français préfèrent visiblement se fier à la bonne vieille méthode pour ce type de démarche compliquée.  Malgré l’efficacité sans faille des nouvelles technologies, beaucoup redoutent la fiabilité du système e-constat. Et ceux-là ont bien raison car un simple bug de l’application pourrait renverser la situation et faire perdre de nombreux avantages.

Des améliorations à apporter

L’e-constat est considéré par beaucoup comme non fiable et cela engendre des craintes chez les utilisateurs. Pour espérer changer les comportements, les développeurs de l’application devront améliorer les fonctionnalités et, par ailleurs, procéder à plusieurs tests avant de les mettre en service. Selon les statistiques, 11.000 e-constats ont du être établis et plus de 500.000 chargements de l’application effectués. Les chiffres obtenus ne sont pas loin du compte mais ils ne sont pas encore satisfaisants. En effet, sur 300.000 téléchargements, 10.000 e-constats ont été relevés. Le produit devra donc évoluer et c’est ce qu’ont déjà fait les développeurs en permettant l’identification de trois véhicules par usagers. Il reste à savoir si cela sera suffisant pour que l’e-constat fasse plus de partisans.

Les voitures font partie des premiers concernés lorsqu’il s’agit d’innovations. L’e-constat n’est pas la première et ne sera certainement pas la dernière. Plusieurs projets sont déjà en œuvre dans ce domaine et n’attendent que le bon moment pour être concrétisés.