Les automobilistes ne sont pas forcément tous informés de la réglementation en vigueur sur les appareils de détection des radars. Nous allons faire le point sur les appareils autorisés et ceux qui ne le sont pas à l’intérieur d’un véhicule en circulation.

Les détecteurs de radar et les assistants d’aide à la conduite sont-ils légaux ?

Les appareils interdits sous peine de suspension de permis de conduire

En premier lieu, les équipements servant à identifier, perturber ou brouiller les appareils de contrôle visant à constater les infractions routières à la législation routière sont formellement interdits. L’usage, la détention et le transport de ces systèmes qu’on appelle détecteurs de radars automatique est illégal depuis la loi 1973. Depuis 2012, les appareils qualifiés d’avertisseurs de radars sont également interdits. Les automobilistes pris en faute peuvent être condamnés à une contravention de cinquième classe punie de 1500 euros d’amende et de la confiscation de l’appareil, ainsi que de la perte de 6 points. Pire, la justice peut suspendre leur permis de conduire jusqu’à 3 ans. Faire appel à un avocat du permis de conduire peut vous sauver la mise dans ce genre de situation.

Une forme de contournement de la loi

En revanche, les équipements appelés “assistants d’aide à la conduite” sont légaux à partir du moment où ils informent leurs utilisateurs de zones dangereuses sur certaines portions de routes et non l’emplacement précis du radar. En outre, il n’est pas interdit d’utiliser les différents réseaux sociaux pour informer les autres automobilistes de la présence policière. Des usagers de Facebook ont été relaxés en septembre 2015 pour ce type de pratique, la Cour d’appel de Montpellier jugeant que le réseau social s’apparentait à un assistant d’aide à la conduite.